Divers·Etre Soi

Dissonance Cognitive (Partie 1)

La dissonance cognitive est un état de tension psychologique qui survient lorsqu’une personne est confrontée à des croyances, des valeurs ou des comportements contradictoires. Ce conflit interne crée un malaise que l’on cherche instinctivement à réduire, soit en modifiant nos croyances, soit en justifiant nos choix de manière parfois irrationnelle.

Ce phénomène, mis en évidence par le psychologue Leon Festinger, explique pourquoi il peut être difficile d’accepter des vérités qui remettent en question notre vision du monde ou nos décisions passées. Pourtant, c’est en dépassant cette résistance que nous ouvrons la porte au changement et à l’évolution personnelle.

Dans ce dialogue, nous explorerons comment la dissonance cognitive peut se manifester et comment elle peut être un levier de transformation, à condition d’oser l’affronter.

Dialogue 1 : La dissonance cognitive mène au blocage

Personnage A : Tu as finalement accepté ce poste ?

Personnage B : Ouais… Ce n’est pas vraiment ce que j’espérais, mais bon, il faut bien payer les factures.

Personnage A : Je comprends. Ça doit être frustrant, surtout avec toutes tes qualifications.

Personnage B : C’est rien… Juste une période à passer.

Personnage A : Tu sais, c’est quand même fou qu’avec ton niveau d’études, tu galères plus que certains qui n’ont même pas le bac.

Personnage B : (se crispe) Oui, mais ce n’est pas comparable. J’ai des compétences que ces gens-là n’ont pas.

Personnage A : Peut-être, mais au final, si eux ont un emploi stable et pas toi, est-ce que les diplômes sont vraiment le critère principal ?

Personnage B : (se braque) Tu insinues quoi ? Que j’ai fait tout ça pour rien ?

Personnage A : Non, juste que le marché du travail ne fonctionne peut-être pas comme on nous l’a toujours dit…

Personnage B : Écoute, je préfère ne pas parler de ça.

(B ressent la dissonance, mais refuse de la confronter, car cela remettrait en cause son estime de soi.)

Dialogue 2 : La dissonance cognitive mène à une prise de conscience

Personnage A : Tu as finalement accepté ce poste ?

Personnage B : Ouais… C’est pas glorieux, mais il faut bien payer les factures.

Personnage A : Je comprends. Ce n’est pas évident quand on a autant étudié.

Personnage B : Oui… Ça me frustre un peu, pour être honnête.

Personnage A : Je me demande… Est-ce que c’est vraiment les diplômes qui déterminent la réussite aujourd’hui ?

Personnage B : Bien sûr que si ! C’est ce qu’on m’a toujours dit : plus on est qualifié, plus on a de chances de réussir.

Personnage A : Pourtant, dans les faits, ceux qui trouvent des emplois bien payés ne sont pas forcément les plus diplômés.

Personnage B : (réfléchit) … Oui, c’est vrai…

Personnage A : Ce n’est pas une question de valeur personnelle. Le système du travail a changé, et on nous a peut-être vendu un modèle qui n’existe plus.

Personnage B : … Ça m’agace de l’admettre, mais tu as raison. J’ai toujours cru que mes diplômes garantiraient ma réussite, et maintenant que ce n’est pas le cas, je ne sais plus trop où me situer.

Personnage A : C’est normal. Mais regarde : tu as des compétences, une capacité d’adaptation… Peut-être qu’au lieu de te définir par tes diplômes, tu peux repenser ce que signifie réussir pour toi.

Personnage B : Hmm… Je n’avais jamais vu ça comme ça. Peut-être qu’il est temps que je change de perspective.

(B accueille la dissonance et choisit de l’explorer, ce qui le libère.)

Lire la seconde partie :

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